Le territoire

Lémeré est un village situé au sud-ouest de la Touraine, au cœur d’un triangle formé par 3 villes de moyenne importance Chinon, Richelieu et l’Île-Bouchard.

Bordée à l’Ouest par la Veude qui faisait mouvoir plusieurs moulins comme ceux de Judeau ou de  Coutureau, Lémeré fait partie de la Communauté de Communes Touraine-Val de Vienne dont le siège est situé à Panzoult : https://www.cc-tvv.fr/.

L’origine de sa toponymie reste un mystère. Les textes du XIè siècle le mentionnent sous la forme de Lameriacum (1089, cartulairea de l’abbaye de Noyers). Il a porté d’autres noms, tels que Lesmeré (vers 1201-1208, cartulaire de la Merci-Dieu), Lameriacus (vers 1208, Livre des Serfs de Marmoutier), puis on le retrouve en 1394, nommée Lameré (1290, pouilléb de Tours), Lammereio (XIIIè siècle, cartulaire de l’archevêché de Tours). Au XVIIè siècle, il devient, Lesméré, puis on le retrouve au XVIIIè sous le nom de Lemere (carte de Cassini), avant de prendre sa forme actuelle, Lémeré, en 1820 (carte de l’état-major). Le hameau de Dercé, quant à lui, est connu depuis le XIIèsiècle, vicus de Derceio, venant peut-être du gallois Dervoceton  [bois de chênes].

Par ordonnance royale du 2 décembre 1833, l’ancienne commune de Lièze céda à Lémeré un territoire nommé la Saucraie et Lémeré céda à La-Tour-St-Gelin un petit territoire appelé La Barrière. De nombreux hameaux et lieux-dits (73), dont 51 comprennent au moins une habitation, disséminés sur une surface de 1983 hectares, composent le village, dont le plus dense est Le Coudray suivi du Bourg .

Cadastre Napoléonien, XIXème siècle
(Archives Départementales d’Indre et Loire)

Les plus anciens registres paroissiaux connus et conservés en mairie remontent à 1582.

Le gentilé des habitants est Lémerézien, Lémerézienne.

a cartulaire : Registre qui contient les titres de propriété ou les privilèges temporels d’une église ou d’un monastère

bpouillé : dénombrement de tous les bénéfices ecclésiastiques situés dans un domaine géographique donné. On peut ainsi avoir le pouillé d’une paroisse, d’une abbaye, d’un doyenné, d’un diocèse, etc. Le pouillé est dressé pour l’assiette et la perception des redevances fiscales et peut inclure les montants des revenus des bénéfices, le nombre des redevables ou même la liste complète de ces redevables avec les montants payés. Dans quelques cas, on appelle pouillé un registre dans lequel sont transcrits les actes concernant une égliseabbaye, etc. et la description de ces biens.